samedi 11 avril 2015

Joie de retrouvailles entre frères et sœurs de la famille carmélitaine au Vietnam !

Dans la joie de la fête du cinquième centenaire de la naissance de Sainte Mère Thérèse de Jésus (le 28 mars 2015), nous nous sommes réunis entre frères-sœurs de la famille carmélitaine au Vietnam: les grands Carmes, les carmélites de Saint Joseph, les Sœurs de la Providence de la Pommeraye (de la spiritualité du Carmel).  Nous nous sommes retrouvés dans une communauté des Grands Carmes pour vivre ensemble la Vigile Pascale. 


C'est une surprise de voir s’enraciner le Carmel dans un bel espace, encore en friche, mais prometteur, situé en pleine campagne, au milieu de marécages, qui étaient en fait des anciennes rizières, dans une des dernières fondations des frères,et de nous retrouver, trois congrégations ensemble.








Par notre vie contemplative et active, nous essayons de construire la paix, la liberté (surtout la liberté intérieure, la liberté d’être soi-même), la vérité et de nous engager pour découvrir que « sous les cendres de ce monde brûlent les braises d’un autre monde possible, un monde plus juste, un monde beaucoup plus humain ».
 
Juste à la tombée de la nuit, au alentour de 18h, nous étions réunis, frères et sœurs, avec nos lumières et le dossier des chants de la célébration avec 9 lectures. Dès l’ouverture, après le mot d’accueil du prieur, les voix ont retenti, de toute leur force. Tout au long de la célébration,  à pleine voix, cette belle jeunesse, éprise du Dieu Vivant, laissait retentir vers le ciel ses mélodies vibrantes et éclatantes, traduisant joyeusement, sa foi au Christ-Ressuscité.




Présente avec nous, une sœur française, Marguerite Gohier, religieuse de la Providence de la Pommeraye, de spiritualité du Carmel, partage son impression au sujet des récits de la longue histoire du peuple de Dieu, lus au cours de cette célébration :
Une écoute où le silence des mots devient contemplation, où l’écoute de la nuit devient révélation, où la mélodie des mots ouvre un espace au Ressuscité, où la parole, bien qu’étrangère, devient fraternité ».
Pour elle, ce fut une expérience forte et joyeuse avec un vent de Pentecôte, elle a été touchée   l’attention fraternelle et la prière de l’assemblée.  La lumière de la fraternité s’est manifestée et transmise, « bien que ce soit  de nuit ».




Nous voyons, à travers les échanges mutuels, le souhait, les désirs, les soucis des frères et des sœurs de la famille carmélitaine au Vietnam pour l’avenir. Nous souhaitons avoir beaucoup d’occasions de nous rencontrer, de tisser des liens entre nous, de construire la famille carmélitaine au Vietnam dans le dynamisme de notre sainte mère, contemplative et apostolique, avec fraternité, joie, simplicité, surtout avec la chaleur et la force d’une espérance renouvelée dans ce monde et dans l’Eglise d'aujourd’hui.
Cet événement du cinquième centenaire de la naissance de Sainte Mère Thérèse de Jésus nous aide à relire notre vie consacrée, à en témoigner, à affronter le présent et le futur avec courage, créativité et détermination, en vue d’un monde plus fraternel et solidaire.
Encore une fois, nous allons réentendre cette invitation de Thérèse à « commencer » et à toujours commencer.
Avec notre sainte mère Thérèse de Jésus, Seigneur, bénis notre grande famille carmélitaine et conduis-nous à prier de tout cœur avec elle :
Je suis à Toi, Seigneur, pour Toi, je suis née. Que veux-Tu faire de moi ? ».


 Les frères et sœurs du Carmel au Vietnam

jeudi 9 avril 2015

Sur un chemin d'amitié et de fraternité pour la famille carmélitaine en Galilée avec Ste Thérèse suite....!

Le bâton de lumière de Ste Thérèse vient d'achever son périple  mondial en retrouvant sa terre natale d’Espagne.
Sera-t-il relégué dans un coin comme un anonyme morceau de bois ? Non !!
Ce chemin d'amitié ouvert par  son passage parmi nous au mois de Février  continue de nous entraîner vers des rencontres de joie , de connaissances et approfondissement de  notre richesse commune.
 Le 19 mars, notre famille carmélitaine  s'est retrouvée à Isfiya  pour la Fête de Saint Joseph, particulièrement marquée en Galilée. C'est autour de notre Évêque et des deux  communautés  chrétiennes   en l'Eglise St Élias    (grec melkite),magnifiquement décorée  que nous avons  vécu ce temps d'action de grâce pour  ce Saint.
 " Depuis plusieurs années, ce me semble, je lui demande le jour de sa  fête une grâce particulière, et chaque fois je suis exaucée." 

Ste Thérèse. Vie Chap 6.                


Nous sommes sûres que  dans le secret des cœurs, beaucoup de prières lui auront été adressées  ce jour-là   et ... exaucées  paroles de Madre!!!!
  



Le  samedi  28 Mars       en cette année du 5è Centenaires, ce fut au tour de notre Cté
 ( sauf Sr Yves  mais une amie  était venue partager un moment avec elle pendant notre absence)  de rejoindre nos  Frères  et sœurs du Carmel   en la chapelle de  Haïfa pour une très belle Célébration...



...  avec la présence du  Nonce apostolique:
 Mgr Guiseppe Lazzaretto,
 Mgr Bakouni - évêque grec Melkite ,
 Mgr Marcuzzo évêque Latin.
et du Père Afif prêtre maronite représentant son évêque.
 Une assemblée nombreuse avait répondu aux invitations , plusieures amies venues du village d'Isfiya  et pour certaine  , c'était un premier contact avec le Carmel cloitré. 





La présentation des offrandes avait été  particulièrement soignée pour marquer la spécificité de chaque famille religieuse carmélitaine.





Après ce temps très   fort vécu ensemble, nous nous sommes tous et toutes acheminés chez nos Frères Carmes au Couvent de Stella Maris pour des " Agapes" fraternelles. et un moment de simple convivialité.





 C'était pour nous toutes l'occasion de découvrir  le cadre du Couvent de Stella Maris dominant la splendide baie de Haïfa. et  dans le sanctuaire de la grotte de Saint Elie, nous avons pu méditer ces paroles :

 

 "Le Carmel  est une montagne, un lieu, un chemin, un esprit."

La prochaine rencontre sur ce chemin plein d'espérance et de promesse, sera  un  temps de fraternel de connaissance mutuelle et de prière à travers le Chant des Vêpres en la belle journée de Pâques.

Ensuite chaque famille carmélitaine se tournera vers la préparation de la fête pour la canonisation de la Bse Mariam de Jésus Crucifié.
" Mon cœur et ma chair crie de joie au Dieu vivant.!"

mercredi 1 avril 2015

Rencontre : Interview de Patricia CAHN

Juriste, infirmière, religieuse, Patricia Cahn a plus d’une corde à son arc. Elle est actuellement engagée dans la mission de la Fondation Josefa. Elle répond à nos questions.

Le Messager: Patricia, peux-tu te présenter en quelques mots et aussi, peut-être évoquer les appels de Dieu qui t’ont marquée?

Patricia Cahn: Après une formation de juriste, j’ai suivi des études d’infirmière, j’ai travaillé dans une maison de repos et de soins, proche de personnes âgées et de personnes en fin de vie. Mon histoire a fait que je souhaitais cette profession de proximité, que j’ai beaucoup aimée. J’en parle au passé parce que j’ai suivi ensuite un complément de formation en théologie à l’Institut Lumen Vitae, au cours duquel, à un moment où j’envisageais une réorientation professionnelle, j’ai croisé les fondateurs de la Fondation Josefa. Je suis également religieuse dans la congrégation du Carmel Saint-Joseph.

Le Messager: C’est-à-dire?

Patricia: Le Carmel Saint-Joseph, fondé au 19e siècle à Saint Martin Belle Roche, non loin d’Autun, en Bourgogne, est une petite branche du grand arbre qu’est l’Ordre du Carmel. La prière (l’oraison) et les engagements apostoliques sont pour nous les composantes d’une seule et même vocation. Notre fondatrice n’a pas voulu que la congrégation ait des œuvres spécifiques. Notre Règle de vie nous demande d’être à la fois habitées par la prière et apôtres, et nous invite à être à l’écoute de l’Esprit Saint, qui nous permettra «d’inventer de nouvelles formes de présence au monde et de découvrir de nouveaux champs apostoliques».

Je ne suis pas issue d’une famille qui m’aurait baignée dans une culture chrétienne, un chemin  tout tracé pouvant aboutir à la vie religieuse. Etre née dans un milieu comme celui-là m’a probablement fortifiée. Même la formation dans des écoles chrétiennes n’a pas été décisive pour moi. Ce qui a été décisif, c’est une retraite que j’ai vécue à la faveur d’un changement d’école. J’ai croisé sur ma route la congrégation des Pères Blancs qui m’a fait découvrir un visage d’Eglise qui m’a parlé pour la première fois. J’avais seize ans. Des personnes fraternelles, joyeuses de ce qu’elles vivent et prêtes à donner leur vie pour partir dans des pays lointains, cela m’a touchée et mise en route. J’ai poursuivi mon bonhomme de chemin, songeant de temps en temps à la vie religieuse, et poursuivant mes études.

Une deuxième étape a été Louvain-la-Neuve, où je faisais des études de droit. J’y ai assisté à des conférences sur les saints du Carmel et sur Charles de Foucauld. Et là, j’ai reçu quelque chose que je cherchais sans le savoir, une dimension de la vie de foi que je n’avais pas encore trouvée, à savoir la vie d’oraison et la relation interpersonnelle avec le Seigneur. Cela a été un moment décisif, où l’appel à la vie religieuse était sans doute déjà présent. Il a fallu le temps et, au terme d’une étape d’accompagnement, il y a eu cet engagement au Carmel, où j’ai trouvé les dimensions d’intériorité et d’engagement apostolique.

Un facteur important a aussi été la personnalité du prêtre qui animait ces conférences: un homme habité par Dieu. Un peu comme si, à travers quelqu’un, on rencontre Dieu et l’on se dit: «Mais Dieu est présent aussi dans ma vie!». La paternité spirituelle, c’est cela: on naît à la vie divine à travers quelqu’un, à travers un témoin.

Le Messager: Venons-en à ce qui fait ton activité apostolique, la Fondation Josefa. De quoi s’agit-il? Pourquoi Josefa?

Patricia: Derrière le mot Josefa, on entend le nom de Joseph. Une figure qui parle aux cultures judéo-chrétiennes et musulmanes. C’est une figure de migrant, la migration étant au cœur de la mission de Josefa. A l’origine de la fondation, il y a un couple qui, à travers son parcours professionnel, humain, spirituel, a été rendu sensible à la migration. La crise de l’accueil en Belgique, celle de l’hiver 2010-2011, qui a affecté des milliers de personnes, dont des personnes migrantes, a été pour eux le point de départ d’un engagement radical. C’est donc une initiative «laïque». Pour le Carmel saint Joseph, nous avons discerné qu’il y avait là un défi important, un appel, une mission partagée aujourd’hui, avec Josefa, en Celui qui nous réunit.

De nombreux conflits divisent les peuples, et des personnes réfugiées en témoignent jusque dans nos villes. Nous les croisons quotidiennement. Quel regard poser? C’est une question portée par la Fondation Josefa qui travaille, au cœur de la ville de Bruxelles, à l’aménagement d’une maison qui sera un espace d’hospitalité, en réciprocité, pour accueillir, héberger et accompagner des personnes réfugiées et d'autres personnes, qui n'ont pas connu la migration forcée et la vulnérabilité qu'elle engendre.

La vision de Josefa, c’est que nous sommes tous en chemin, nous enrichissant mutuellement, notamment dans la rencontre de personnes migrantes, de par notre histoire, notre culture, notre enracinement spirituel... Cette approche est innovante car elle invite chacun à se laisser toucher par l’autre, et être davantage dans une posture d’hospitalité réciproque. Il faut le reconnaître, la question de la migration est souvent abordée en termes de chiffres, de problématiques et plus rarement en termes de «co-insertion», un chemin sur lequel les uns et les autres sont engagés et s’enrichissent.

La Fondation Josefa est une Fondation d’utilité publique, l’intérêt général consistant à favoriser le vivre ensemble enrichi par la présence de personnes migrantes. D’où l’idée d’un espace d’hospitalité en réciprocité. Un aspect important est le souhait que la personne soit accueillie dans sa globalité. Une personne ne se réduit pas à des besoins socio-économiques, mais elle a aussi à une dimension spirituelle. Dans un parcours de migration, cette dimension doit être honorée, car l’enracinement spirituel est un point d’appui au cœur de la vulnérabilité de la migration forcée. Et donc, au sein de la Maison Josefa, nous prévoyons un espace de méditation ouvert à chacun, avec la tradition religieuse qui lui est propre.

Le Messager: Où en est la Maison Josefa?




Patricia: Un bien immobilier est en vue au cœur de la ville (à Ixelles), conformément au souhait de la Fondation, avec une dimension esthétique voulue pour la Maison Josefa, précisément afin d’inviter à un changement de regard sur la migration. Les plans sont finalisés. Nous prévoyons quarante-deux unités de logement et sommes à l’étape décisive de dépôt d’un permis d’urbanisme.


Le Messager: Un mot pour conclure?

Patricia: Il faut souligner que s’il y a, à la Fondation Josefa, une intuition chrétienne au point de départ, nous sommes ouverts à accueillir d’autres partenaires que des partenaires chrétiens, puisque nous allons accueillir des personnes de toutes confessions… Cela étant, au nom de ma foi, je dirais que le Pape François nous encourage grandement. Il insiste sur la dimension prophétique de la vie consacrée, sur le fait que nous devons être des ‘experts en communion’. Et une proposition comme la Fondation Josefa a quelque chose de prophétique dans le contexte actuel. Il ne s’agit pas seulement d’accueillir des réfugiés, mais d’aller beaucoup plus loin: de recevoir et d’être enrichis. Il y a là un changement de regard important. Ce n’est pas un projet social, même s’il y aura un impact social, mais plutôt sociétal, une autre manière de concevoir la vie en société. Josefa invite donc fraternellement chacun d’entre nous, d’entre vous, à prendre part à sa mission. N’hésitez pas à nous contacter: www.josefa-foundation.org ou contact@josefa-foundation.org.


mercredi 25 mars 2015

70 ans de profession pour notre sœur Yves


Comment rendrais-je au seigneur tout le bien qu'il m'a fait." ps 115
Je voudrais célébrer sa grandeur et son amour pour tant d'années et de fidélité entre le Seigneur et Sr Yves sur ce beau chemin au Carmel Saint Joseph.
Notre chère Sr Yves a fêté ses 70 ans de profession entouré par sa Communauté et ami(e)s de toutes générations !
La journée a commencé par une belle célébration présidée par le Père Firmin - Père de Betharram- où s'étaient réunis la communauté et ami(e)s. Ce fût une Messe très recueillie, simple et priante, suivie par un verre de l'amitié: temps fort et beau!
Ensuite nous nous sommes dirigés vers une belle table bien décorée de toutes couleurs. On pouvait découvrir la joie et l'étonnement de certaines, qui pour la première fois partageaient le repas avec des sœurs.
Elles étaient frappées par l'ouverture et l'accueil de celle-ci.


Eh oui! c'est ainsi que je définirais l'esprit du Carmel Saint Joseph: "joie et simplicité...!!!
Après ce repas " de viandes succulentes et de vins capiteux" Is 25,6 une détente nous attendait au parloir. 
Un montage fait par Lina, parcourant la vie et les activités de Sr Yves pendant 70 et plus de vie religieuse!!!
Sr Yves devait reconnaître toutes les personnes et nommer chacune.
Eh bien ! la surprise n'a pas tardé... comme Sr Yves est une mémoire vivante .. elle a reconnu toutes les personnes. Ce qui nous fit rire aux éclats.





Magnifique est la Seigneur. Tout mon cœur pour chanter Dieu. Magnifique est la seigneur. Alléluia!
Avec vous dans l'action de grâce pour Sr Yves avec ses 91 ans.
" Que la paix règne dans tes murs Jérusalem et le bonheur dans tes palais"