jeudi 14 septembre 2017
mardi 29 août 2017
La fraternité, dans la fragilité et l’hospitalité - 2
C'est avec joie, que les Sœurs du Proche-Orient,
se sont retrouvées à Mechref, autour du Père Fadi Daou
(prêtre maronite, familier de la
communauté et co-fondateur d'Adyan) pour vivre leur temps de retraite communautaire ouverte, comme chaque
année aux Sœurs de Syrie et enrichie cette année par deux Sœurs venues d’Égypte et de Jordanie. La Supérieure des
Sœurs des Saint-Cœur, Mère Daniela, est venue enrichir cette petite fraternité. Nous
étions donc dix-sept. Chaque journée a commencé par la prière (oraison,
laudes et eucharistie) et notre intervenant, cette année le a prêché sur
le thème de la fraternité, avec deux temps de méditation par jour.
Comme nous l'a dit le Père Fadi,en introduction à la retraite, et s'inspirant de la confidence d'une religieuse avancée en âge : "La fraternité, il n'y a que cela qui compte ! ». La fraternité est une aventure, qui nous fait expérimenter que la joie se reçoit d’un Autre qui chemine avec nous et nous appelle à collaborer à son œuvre de création, et qui se nourrit du bonheur des autres.
- NOTRE THÈME: L’hospitalité
La fragilité et l'hospitalité ont été nos deux axes de méditation, éclairés par
les écrits de Christian Salenson « Bouleversante fragilité », les
témoignages du Père Charles de Foucault « frère universel », et du Frère Christian de Chergé ouvert tous deux à la solidarité spirituelle.
La fraternité s’est déclinée au fil des conférences :
Nous sommes parties de « haut » avec l’expérience de la « fraternité universelle » du P. Charles de Foucauld et de la « mystique du vivre ensemble » qui ne craint pas de de se mélanger, de se rencontrer, de se prendre dans les bras, de se soutenir selon le Pape François.
Puis, nous avons médité sur le rapport entre fraternité et chasteté, et les conditions pour vivre les relations fraternelles : la liberté, la différence assumée, le refus de domination, le soutien, la tendresse et la célébration.
La fragilité intrinsèque à la fraternité, parce que relevant de la condition humaine, nous a amené à parler de la souffrance (à travers nos fragilités humaines, physiques et morales), avec une distinction entre les souffrances (physiques ou morales) et le mal. Il y a donc des attitudes très concrètes à tenir personnellement ou en communauté face aux souffrances : l’accueil et le faire place, la compassion et le combat contre, notre capacité à choisir le bien. Le mal, dont Dieu ne peut pas être complice, est toujours à combattre, cet axiome dessinant le beau visage du Dieu de miséricorde (devant lequel la toute-puissance ne tient plus) compatissant et écoutant les souffrances des hommes, jusque celle de son Fils. La kénose et la pauvreté du Christ est notre chemin, nous ne pouvons, comme chrétiens souhaiter un autre sort que celui de notre Maître …
Les derniers jours, c’est par l’hospitalité, qui nous appelle très concrètement à rendre nos espaces internes et communautaires toujours plus larges larges et accueillants à l’autre, que nous avons dessiné une fraternité osant la prière commune et la responsabilité du vivre-ensemble.
C’est par la notion de « liberté » que nous avons conclu nos rencontres, cettecapacité de marcher ensemble, avec plus d’espace, plus de médiations, car c’est en préservant la liberté que nous sauvegardons l’amour, la paix et la sainteté. Il ne peut n’y avoir place à la compromission, ni à la domination. dans la fraternité.
- ENVOI : Ensemble
Au cours des méditations bibliques et des homélies quotidiennes, s’est ouverte cette certitude pour nous toutes : d’une proximité et intimité de Dieu cheminant avec nous, et nous appelant au partenariat avec lui et avec tous nos frères. Comme le Père Fadi concluait sa dernière homélie par la douce présence et la fidélité indéfectible de notre Dieu.
« Qu’il soit proche ou loin, que nous soyons proches ou loin de lui, la stabilité nous vient de l’amour éternel du Seigneur et qui jamais n’arrête l’œuvre de ses mains. Il travaille, que nous le voyons ou pas. Nous sommes appelés à la confiance, même lorsque nos mains et nos cœurs fatigués s’arrêtent, lui continue le travail. Tout cela est fondé sur cet amour du Seigneur qui est le Roc qui nous donne d’être debout et ensemble ».
Nous continuons de prier pour notre
Sœur Patricia de Jésus Ressuscité qui s'engagera définitivement au Carmel
Saint-Joseph, le samedi 2 septembre à 16h30 dans notre chapelle de Mechref, accompagnées et soutenues par l’intercession de Sœur Marie-Thérèse qui veille sur nous.mercredi 23 août 2017
La fraternité, dans la fragilité et l'hospitalité
Retraite communautaire à Mechref du mercredi 23 au dimanche 27 août 2017
C'est avec joie, que les Sœurs du Proche-Orient, se sont retrouvées en région pour vivre leur temps de retraite communautaire.
Les
communautés du Liban, de Syrie, ainsi que deux Sœurs d'Égypte, forment
un chœur de 16 personnes qui a largement rempli celui de la chapelle du
couvent de Mechref.
Chaque journée commence par la prière
(oraison, laudes et eucharistie) et notre intervenant, cette année le P.
Fadi Daou (prêtre maronite, familier de la communauté et co-fondateur
d'Adyan) prêchera sur le thème de la fraternité, avec deux temps de
méditation par jours. Comme il nous l'a dit en début de journée et
s'inspirant du témoignage d'une religieuse avancée en âge : "La
fraternité, il n'y a que cela qui compte !", faisant écho aussi à
l'évangile du jour, celui des ouvriers de la vigne qui auraient dû se
réjouir de la Présence du Maître invitant des compagnons de dernière
minute, plutôt que de récriminer pour une récompense !
La
fraternité, dans la fragilité et l'hospitalité feront partie des deux
aspects de notre retraite, et c'est Christian Salenson dans un ouvrage
co-écrit avec Jean Vanier, le Père Charles de Foucault frère universel,
Frère Christian de Chergé ouvert à toute solidarité et vivant le
Sacrement du frère comme haute Présence divine, qui nous guideront.
Nous
aurons aussi à cœur de prier pour notre Sœur Patricia de la
Résurrection qui s'engagera définitivement au Carmel Saint-Joseph, le
samedi 2 septembre.
En ce temps de joie mais aussi de deuil, nous nous sentons accompagnées et soutenues par Sœur Marie-Thérèse.
Nous nous confions à votre prière et nous prions pour toute la Congrégation.
jeudi 20 juillet 2017
Jubilé en parabole
Parabole du petit poisson
J’étais un peu comme le petit poisson. Dans la vie, je voyais des choses très belles, mais aussi des choses très vilaines et je me disais : « Ce n’est pas possible que la vie soit faite pour ça ». Je rêvais de beaucoup plus beau, beaucoup plus grand et j’ai compris peu à peu ce beaucoup plus grand : c’était Dieu et son amour. J’ai compris que j’étais comme le petit poisson : je vivais dedans et son amour m’enveloppait – comme il vous enveloppe tous – et que personne d’autre ne pourrait combler ma soif d’infini et que ça valait la peine d’y consacrer toute ma vie puisque Lui me donnait toute la sienne.
Bien sûr, il y a des sacrifices. Il faut d’abord quitter sa famille. Mais on s’aperçoit qu’on l’aime encore plus. Ne pas avoir d’enfants, mais des enfants, j’en ai beaucoup ; tous ceux que j’ai préparé au baptême et ils me le rendent bien.
Il était une fois un petit poisson très heureux dans la grande mer, qui se posait beaucoup de questions et il demandait à sa maman : « C’est quoi l’océan ? Je voudrais que tu m’emmènes voir l’océan ». Et maman poisson lui répondait : « mais, mon petit, l’océan, tu ne peux pas le voir ; tu es dedans. Hors de lui, tu ne pourrais pas vivre ».
J’étais un peu comme le petit poisson. Dans la vie, je voyais des choses très belles, mais aussi des choses très vilaines et je me disais : « Ce n’est pas possible que la vie soit faite pour ça ». Je rêvais de beaucoup plus beau, beaucoup plus grand et j’ai compris peu à peu ce beaucoup plus grand : c’était Dieu et son amour. J’ai compris que j’étais comme le petit poisson : je vivais dedans et son amour m’enveloppait – comme il vous enveloppe tous – et que personne d’autre ne pourrait combler ma soif d’infini et que ça valait la peine d’y consacrer toute ma vie puisque Lui me donnait toute la sienne.
Cela n’a pas toujours été facile parce que même si on vit en Dieu, on ne le voit pas. Alors il faut y croire. Et puis, c’est comme dans l’océan, il y a des bons courants qui vous entraînent ou des raz de marée, des événements qui vous bousculent. Vivre avec des sœurs qui ont le même désir, qui prient avec nous, cela aide beaucoup, mais ce n’est pas toujours facile de bien s’entendre, c’est comme dans les familles. Et sans se pardonner les unes les autres, ce ne serait pas possible. Mais quand les gens viennent nous voir, ils disent : « Chez vous, c’est un lieu de paix ». Et la paix, il y en a tant besoin dans le monde !
Chanson pour
Marguerite de son amie :
Ref : Il n’y a
personne qui soit comme Marguerite (Ter)
Il n’y a
vraiment personne comme elle.
1.
Pour s’occuper avec tant de tendresse des enfants à
Pailleron
2.
Pour coudre des housses pour recouvrir les appareils de
musique dans la cure à Curial.
3.
Pour collaborer avec Hakima.
4.
Pour motiver les TUCs dans la garde des enfants.
Bref, en regardant ces 60 années, je me dis que si c’était à
refaire, je recommencerais parce que Dieu ne peut pas nous manquer, et je dis
aux enfants : « Si jamais un jour Jésus vous appelle à vivre
pour lui, n’ayez pas peur de lui dire oui ; ça vaut le coup. Et vous
parents, ne les empêchez pas, vous ne savez pas de quel bonheur vous les
priveriez ».
samedi 15 juillet 2017
vendredi 7 juillet 2017
La Fête-Dieu en Suisse
La Fête-Dieu à Cressier près de Morat
La Fête-Dieu, dite aussi du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ, a été célébrée pour la première fois au 13è siècle à Liège, en Belgique. Après la messe, une procession se développe dans les rues avec l’ostensoir qui contient une hostie consacrée offerte à l’adoration des fidèles.
Dans le canton
de Fribourg, qui a gardé de fortes
traditions catholiques, cette fête est célébrée de façon impressionnante en
ville de Fribourg, mais aussi dans toutes les paroisses. Chaque année, la
communauté des carmélites de St Joseph rejoint diverses célébrations, celle de
Fribourg, mais aussi celle de Cressier sous Morat puisque Sr Marie-Hélène y
dirige le chœur mixte.
La signification de cette fête solennelle et
populaire est que Dieu ne reste pas confiné dans son église.
Il
sort...
Les
maisons sont décorées, car Dieu nous dit « aujourd’hui, je veux habiter
chez toi ».
Ilmarche au milieu de son peuple où chacun y a
sa place :
-petits et grands,
Les
enfants du catéchisme lancent des pétales de fleurs au créateur de
la nature,
Les
jeunes portent le daisLes musiciens du brass band de Cressier ouvrent la marche en l’honneur de la plus importante personne qui soit.
Le chœur mixte entonne l’hymne du Pange lingua,composée par St Thomas d’Aquin au 13è siècle :
Chante, ò mon âme le mystère de ce corps très glorieux
Dieu prend nos chemins lui qui a tellement parlé de la moisson abondante.
Puis la montée se fait plus rude vers la croix du Seigneur.
Au reposoir, nous lui redisons « merci » c’est le sens du mot « Eucharistie » !
De retour à l’église, nous nous remercions mutuellement car le Seigneur Jésus nous a donné sa vie et il a fait de nous son corps
Quelle chance de
pouvoir vivre librement et publiquement notre foi !
Sr
Marie-Hélène Solau, de la communauté de Fribourg
Merci
à Marcel Julmy pour ses magnifiques photos !
lundi 12 juin 2017
Etre disciple à la lumière des saints du carmel.
En ce dimanche de Pentecôte, au Carmel Saint-joseph de Saint Martin-Belle-Roche, commence une retraite ouverte à toutes les sœurs de la congrégation : Vietnamiennes, Camerounaise, Malgaches, Belges et Françaises sont là pour vivre, accompagnées par Frère Guillaume, (ocd) le temps béni d’une semaine de silence à l’écoute de la Parole....
Frère Guillaume, (ocd)
| Il ne reste plus qu' à cueillir les fruits ! |
Inscription à :
Articles (Atom)





































